mardi 21 février 2017

Dans les bacs du bar@disques #23


Pour le n°23, le bar@disques vous propose un album long et aérien comme un dunk de Michael "Air" Jordan! Disquaire itinérant sur Nantes et ailleurs, Christian tient sa baraque à bacs comme on tient une bonne cave: plaisirs variés, connaissance des produits, amour des artistes, don du récit. Sur le marché de Talensac, à l'Alter Café, sur Discogs ou partout où peuvent le porter les bonnes ondes musicales, il fera rougir de plaisir les diamants de vos platines!

Sous l'égide de Pete Reilly et Scott Bethell, Soul Jazz n'est d'abord en 1987, qu'un stand de disques installé aux puces de Camden à Londres. Le stand devient boutique et émigre vers Soho en 1991, en plein cœur de Londres. Devant le succès grandissant de leur magasin, les deux compères décident de devenir producteurs de disques et fondent Soul Jazz Records et sa petite sœur, Universal Sound, deux références incontournables aujourd'hui grâce à de multiples rééditions de qualité et bien documentées comme pour ce classique perdu de deep jazz expérimental radical de David Lee Jr, parfaite jonction entre le jazz spirituel et les racines rythmiques de la Nouvelle Orléans. Dispo en LP dans les bacs du bar.


Comme un bonheur n'arrive jamais seul, notre collaboration avec Le bar@disques va vous permettre, à vous lecteurs assidus (ou occasionnels, du coup ça fonctionne aussi) du blog, de bénéficier d'une remise exceptionnelle de 20% sur votre première commande passée auprès de ce cher Christian. Pour cela, rien de plus simple: utiliser le code promo "BAD17" et mentionner Free&Legal au moment de passer à la caisse (faites le par message privé si c'est sur Facebook, merci d'avance).
 
Le bar@disques

dimanche 19 février 2017

Les chroniques d'Alex: Asagaya - Magical Trinus (O.I.E Volume 1)


Les chroniques d'Alex c'est un brin de folie musical entre excès de la passion, envolées lyricistes et de digressions bazardeuses! Des Coups de Projos pas comme les autres, pour l'amour d'la zic!

Au pays du soleil levant et scratchant, un homme sort de l'ombre, un dj sort du shadow à coups d'abstractions spectaculaires faites pour la scène. Les 5 titres Tokyoïdes et abstract de Magical Trinus sont ici distillés par le Dj japonnais Asagaya et viennent d'accéder à la lumière des projecteurs. On connaît surtout en France Asagaya pour ses collaborations avec le rappeur de Chicago, Days alias l'infatigable Racecar.

Monsieur A, DJ reconnu de son état, sait varier avec dextérité les titres comme un acteur barman scientologue sous acides mélangerait des cocktails à la volée, avec talent, ingéniosité, générosité et harmonie. 5 Titres qui feraient le bonheur d'une bonne bande originale de film ou de série au passage.... Avis aux producteurs...



Dans ce volume 1, les 5 titres enchaînent abstract hip-hop à la Dj Shadow justement, instrumentaux lunaires à la Apollo Brown avec sur le sillon des collaborations gutturales de Mary May et Days (Racecar donc, pour ceux qui suivent), et musique électronique mixée à la Chinese Man avec Tos au scracth, sans mauvais jeu de mot sur l'Asie. Japon, Chine, Asie, etc... Principe de précaution musicale oblige.

Les titres sont breakés so much et groovy à souhait. Les beats frappent lourdement l'harmonie, l'harmonie modelant les beats. Les voix rappées se posent sur du velours, le velours harmonique entourant de sa douceur candide des voix sculptées et précises.


Racecar is Days - Asagaya - Mary May

J'avoue avoir eu d'instinct un coup de cœur pour le track intitulé « The Neon Father », mes tympans surtout. Aladin y plane sur son tapis volant en tapant de la babouche, pendant qu'en contre-plongée sa jolie princesse arabique danse avec Persifleur la danse de Saint-Guy. Cette bombinette auditive est un mélange bien senti de musique psychédélique, avec riffs de guitares cradingues et grincements de diamant, sur des voix arabisantes samplées au millimètre et un beat de batterie simple mais très puissant. Le titre est envoûtant, prenant, imparable...

L'album est un bijou du genre. Asagaya est doué, très doué même. Auditeurs attentifs, il vous fera entrer rapidement dans son univers abstrait, quand le concept rencontre le contingent, quand le contingent est un instant de magie. 

 *En attendant les clips extraits de l'EP on vous propose cet extrait de l'album Light of the Dawn paru sur Jakarta Records en 2016 et entièrement produit par le vénérable Guts.

L'avenir lui appartient, c'est fort plausible.

Promis, juré, rappé, avec le prodige de Tokyo vous surfez sur du plaisir, vous avancez hédoniste dans un monde lumineux.

Konichiwa...

Alex 


ASAGAYA


samedi 18 février 2017

Free&Legal TV #1


Le samedi il n'y a jamais rien à la TV, viens faire un tour sur Free&Legal pour t'abreuver d'images musicales!

Nouvelle rubrique avec cette sélection hebdomadaire de nos coups de cœurs vidéos à tendances musicales pour associer le son à l'image et ouvrir le champ des possibles.


LE DOC: 
On démarre avec l'un des événements de ce début d'année avec la diffusion sur Arte du déjà mythique documentaire Soundbreaking qui promet d'explorer l'univers des electro-bricoleurs qui usent de toutes les machines possibles pour produire les sons d'hier et de demain. Une histoire d'amour entre la fée électricité et les notes sur la portée en 6 épisodes à ne pas manquer! 
LE CLIP:
C'est l'histoire d'une rencontre explosive et folle entre un beatmakeur et un MC. Rien de bien original, si ce n'est que quand Paul White, amateur de psychédélisme, et Danny Brown, le plus barré des rappeurs du moment, se rapprochent ça fait forcément des étincelles, comme on avait déjà pu le constater sur l'excellente tape Everything You've Forgotten offerte en free dl (et playlistée dans le #onceamonth 1701)! Qui a dit "cerveaux malades"?
LE LIVE:
On vous en parlait sur le blog il y a quelques semaines par l'intermédiaire de la plume numérique d'Alex, Wolfy Funk Projet c'est du groove très très lourd, dynamité par les scratchs aiguisés de Billa Qause. Le crew grec est ici accompagné par l'excellent MC Mako aka Grand Master French, qu'on découvre pour l'occasion, dans le cadre du "Happy Few Project" expo du photographe Kiki Papadopoulos
LE RiP:
Tous ceux qui l'on découvert après avoir écouté Dj Shadow étaient un peu tristes au lendemain du 5 février car la musique avait perdu l'un de ses génies de l'ombre, un monument souterrain. David Axelrod est mort mais sa musique reste et cela vaut mieux que de longs discours. Pour ceux qui voudraient approfondir l’œuvre de ce grand monsieur on vous conseille l'excellent hommage réalisé par les copains du Blues Du Robot.
LA SURPRISE: 
Formidable animation de l'association Ted spécialisée dans "les idées qui valent la peine d'être diffusées". Au programme: le pourquoi du comment des Quatre Saisons de Vivaldi en 4 minutes et avec les sous-titres en français s'il vous plaît! 

Bon visionnage et à la semaine prochaine!

jeudi 16 février 2017

#Onceaweek 0024 by DJ NOWO


Alors que revoilà déjà Dj Nowo (celui qui mixe le PreboShow sur Radio Krimi) pour le 24è épisode des #onceaweek! Une fois n'est pas coutume il a sélectionné 5 titres, vous prendrez donc 2 RTT cette semaine!! Mais il conserve toutes ses qualités: un goût sûr, éclectique, exotique, un brin magique...tout ce qu'on aime dans #onceaweek ; il faut dire qu'il est tombé dedans tout petit, avec la ritournelle entêtante d'une boîte à musique qui a fait que depuis il a des "Raindrops keep falling on his head"...

Espace.
Spasmes.
Passerelles.
Prisme.
Pistes.

Bonne écoute!


Le mix de Dj Nowo:


La playlist:
1. Ancient Astronauts – We Are To Answer
2. Bajram Bili - 40-30
3. Matt Klast & Federico Vieco - Moments in the Cosmos
4. Rob Shields - Water
5. Raeo - Stargaze


DJ NOWO

mercredi 15 février 2017

METEOR CRATES #2 by KEOR METEOR

crédit: unknow for now

"Meteor Crates" c'est un long voyage musical dans les profondeurs de la collection du plus américain des beatmakers français: Keor Meteor. Une odyssée sans fin durant laquelle les styles et les époques s'entrechoquent comme des météorites sur une planète très très lointaine, nous aspirant dans un trou noir tournant sur lui-même comme un vinyle sur ta platine. C'est beau, enivrant, à la fois dépaysant et mystérieusement rassurant car parsemé de madeleines filantes qu'on a déjà croisées au fil de nos escapades dans l'univers samplé du hip hop. Bon voyage intersidéral à tous!

Épisodes précédents

L'intervention du lieutenant Keor avait plongé l'équipage de l'Enterprise Millenium dans l'expectative. Pourtant nul n'osait un interrogatoire plus poussé. L'homme impressionnait ; son attitude renfrognée et un physique taillé dans la roche établissaient une barrière naturelle que peu parvenaient à surmonter. C'est donc un peu obnubilé par l'identité de ce mystérieux maître sampleur que je lançais la seconde sortie de la mission Meteor Crates à la recherche des poussières du diamant originel de notre chère planète H.I.P.H.O.P.!

L'étroitesse de la capsule d'écoute fait de cette expérience sonore un moment collectif unique, les cinq sens des cinq passagers se mêlant dans un spasme jubilatoire au moment du départ vers l'inconnu. Un phénomène doublement renforcé par la concentration extrême de l'appareil auditif des passagers et l'angoisse de la cire noire, qui est au chasseur de samples ce que la page blanche est à l'écrivain. Le sergent Alf tente de détendre l'atmosphère en assénant un "J'mangerais bien un petit chat" totalement décalé. Le capitaine Whosampled lui se tient sur ses gardes, le regard fixé sur les sillons stellaires qui approchent...

Tout à coup, le choc! La première étoile nous irradie les tympans alors qu'elle entre à peine dans notre champ de vision. C'est l'un d'eux. L'un des Graal. Un disque qui se négociait autrefois à plusieurs milliers de dollars pour l'original, sorti au début des années 1970 dans un Brésil au somment de son art. C'est bien Arthur Verocai, rat de studio devenu danseur étoile avec son mythe éponyme, exhumé des armoires cariocas 30 ans plus tard par la grande maison Ubiquity puis pompé à tout va par Little Borthers, MF Doom et tellement d'autres dont Curren$y ou Your Old Droog pour ce magnifique Dedicada a Ela. Tout le monde a le sourire jusqu'aux oreilles, chacun énonce un titre qui a samplé Verocai, c'est la jubilation, peut être un peu trop... On ne le savait pas encore, mais on allait se casser la tête et les dents sur les six prochaines étoiles ciblées par le lieutenant Keor depuis le vaisseau amiral. Rien. Pas un seul sample dégotté. Comme si les dieux de la musique nous punissaient d'avoir trop profité de la première étoile. Le plus étonnant est que chacun des titres semblent pulluler de ressources pour les machines à samples. On galope avec fougue, à la vitesse d'un home run, dans les vertes prairies britanniques, portés par les vents qui se transforment en chants rock de sirènes et sirois sur le Lady de Babe Ruth (auteur, doit-on le rappeler du célébrissime Mexican, usé par les djs de toute la galaxie) ou, un peu plus loin, sur les riffs de Truth and understanding des Portoricains de Bandolero. Ce sont les mêmes associations vocales qui nous font chalouper sur Bebeto, efficace comme un dribble de Socrates, puissant comme un but de Pelé, délicat comme les pleurs de Thiago Silva. Peu après, c'est le serpent - avec toutes ces bestioles qui lui passent sous le museau Alf commence vraiment à avoir les crocs - d'Augusto Martelli qui nous hypnotise...Que dire des deux dernières explorations? Des pièces folles, tendance jazz de librairie pour l'une, krautrock plastifié pour l'autre, à vous retourner le cerveau ; sensation d'ailleurs bien illustrée par les belles pochettes des LP de Basil Kirchin et Birth Control.

Beaucoup de bonheur auditif mais une pêche aux samples finalement assez décevante. Sur le chemin du retour, les images de l'errance du capitaine Whosampled à la recherche d'une boucle célèbre sur l'étoile Mind on the run, me hantent. Les singeries du gentil Alf lui passent au-dessus ; "Un bon chat est un chat frit" lance-t-il pour détendre l'atmosphère. Rien n'y fait. Whosampled, tête basse, semble dorénavant complètement abattu... pourtant dans ses yeux une lueur de colère froide nous transperce tous. A qui peut-il en vouloir?

à suivre...
Meteor Crates #2:


Tracklist #2:
(1972-Self-titled) whosampled
(1973-Amar Caballero)
(1977-Esperanças Mil)
(1971-Il dio serpente OST)
(1970-Bandolero)
(1966-Mind on the run)
(1975-Plastic People)



mardi 14 février 2017

Dans les bacs du bar@disques #22



En cette saint Valentin, dites-le avec un disque, un bon, un disque du bar@disques! Disquaire itinérant sur Nantes et ailleurs, Christian tient sa baraque à bacs comme on tient une bonne cave: plaisirs variés, connaissance des produits, amour des artistes, don du récit. Sur le marché de Talensac, à l'Alter Café, sur Discogs ou partout où peuvent le porter les bonnes ondes musicales, il fera rougir de plaisir les diamants de vos platines!

Martiniquais d’origine, Roland Brival s’installe à Paris pour ses études et fait partie brièvement d’un groupe de rhythm'n'blues avant de s’orienter vers une carrière de peintre et de plasticien. Il voyage entre Londres et New York et de retour sur son île natale en 1976, fonde Bwa Bwa, sorte de laboratoire dans lequel se mêlent toutes les disciplines artistiques. La troupe tourne à travers le monde et sort même un album, rencontre entre l'Afrique, la Caraïbe et le blues américain. Roland Brival en est le principal compositeur et joue de la flûte. Il devient ensuite romancier et publie Martinique Des Cendres en 1978. Deux ans plus tard, c’est au travers du chant qu’il se fait connaître avec Créole Gypsy. Au carrefour de la soul, du jazz et de la musique créole, l’album (dispo en LP dans les bacs du bar) révèle quelques plages superbes où la voix chaude de Brival ensorcèle l’auditeur.


Comme un bonheur n'arrive jamais seul, notre collaboration avec Le bar@disques va vous permettre, à vous lecteurs assidus (ou occasionnels, du coup ça fonctionne aussi) du blog, de bénéficier d'une remise exceptionnelle de 20% sur votre première commande passée auprès de ce cher Christian. Pour cela, rien de plus simple: utiliser le code promo "BAD17" et mentionner Free&Legal au moment de passer à la caisse (faites le par message privé si c'est sur Facebook, merci d'avance).
Le bar@disques

jeudi 9 février 2017

#Onceaweek 0023 by L.BOY JR.

crédit: inconnu

Encre un nouveau contributeur cette semaine, avec celui qui ne devrait pas être un inconnu si vous êtes lecteur attentif du blog. Chroniqué par Alex il y a quelques mois et régulièrement playlisté par nos soins, L.Boy Jr apporte sa touche électronique vaporeuse comme le bitume fumant à la série #onceaweek. Beatmakeur de talent, basé à Nantes ce qui ne gâche rien,  qui manie les textures et les nappes abstraites en alliant la mélancolie du poète romantico-spleenard et la puissance classe du bûcheron punk en costard! Une fois dégusté ce mix hyper dense, jetez-vous sur les prods de L.Boy Jr avec ou sans son GarageTapeBand et picorez ses colliers de beats en bois, en boule ou en sarouel...

"Dans ce vaste océan d'éther qu'est l'internet j'ai réussi à extirper 7 bulles auditives étranges et voyageuses (et forcément gratuites). La discographie de chacun est évidemment à étudier avec attention et curiosité. 1,2,3... tu sautes!"

Le mix de L. Boy Jr.:


La playlist:
1. CVD - Surgical Goldsmith...
2. Aquaserge - Virage Sud (demo)...
3. Gabriel Hays - Wildnature...
4. Undicii - Saxo Rising...
5. Deuce - Succulente (Creestal remix)...
6. Bwoy De Bhajan - Global Aztec Civilisation...
7. Illsugi - Back To Rock 02.


L.BOY JR